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Université
de Ouagadougou Actualités |
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Le programme de recherche et de formation « Agrinovia » , entamé à l'Université de Ouagadougou depuis le 4 octobre 2009, a clos ses travaux le 18 décembre 2009 par un atelier bilan. Cet atelier qui a permis de faire le point sur la phase pilote dudit programme et d'évoquer les perspectives, a réuni plus d'une quarantaine de chercheurs, d'agents du développement, d'enseignants et d'étudiants, venus de Belgique, d'Italie, de France, du Canada, du Bénin, du Niger, du Mali, de Côte d'Ivoire et du Burkina Faso. On notait également la présence des autorités de l'université hôte et du Ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique. « Agrinovia » est un programme initié par l'Université de Ouagadougou avec l'appui du Fonds International pour le Développement de Agriculture (FIDA), à l'intention des professionnels et futurs intervenants du monde rural. A la différence de la formation classique, ce programme procède par l'innovation et le partenariat avec les acteurs du monde rural. Le paysan n'est plus perçu comme objet de recherche, mais plutôt comme un partenaire pour la recherche de solutions aux questions de développement. Cette approche, selon le coordonnateur du programme, le Pr Jacques NANEMA, répond au souci de l'Université de Ouagadougou de « s'ouvrir à son environnement socio-économique, et d‘anticiper l'urgence de l'intégration du système LMD dans nos universités par la professionnalisation des filières ». De l'avis des participants, cette première édition du programme « Agrinovia » a été un succès, notamment avec l'élargissement du partenariat. En plus du FIDA, des partenaires tels la Banque Internationale pour le Commerce, l'Industrie et l'Agriculture au Burkina ( BICIAB), le Fonds d'appui à la formation professionnelle et à l'apprentissage ( FAFPA), l' Agence Nationale Pour l'Emploi du Burkina Faso (ANPE-BF) et la coopération suisse ont manifesté leur intérêt à accompagner le programme. Le coordonnateur n'en n'attendait pas mieux, il espère d'ailleurs que l'élargissement du partenariat permettra au programme d'obtenir des subventions et des bourses pour faire face au coût (3 000 Euros) de la formation, prohibitif pour les étudiants burkinabè. Il a néanmoins déploré la non disponibilité des enseignements de l'Université de Ouagadougou impliqués dans le programme. En effet, ceux-ci n'ont pas pu faire le suivi rapproché des étudiants sur le terrain, en raison des cours de rattrapage intensifs qui avaient lieu sur le campus. Par ailleurs, le coordonnateur a remercié les partenaires et a exprimé toute sa reconnaissance au Ministre Joseph PARE ; parrain de la promotion sortante, au Ministre Justin KOUTABA et au Président de l'Université de Ouagadougou qui n'ont ménagé aucun effort pour la bonne conduite du programme. L'atelier s'est achevé avec la remise d'attestations aux lauréats par les autorités, qui ont félicité et encouragé l'ensemble des acteurs. Les perspectives en plus de l'actuel certificat, viseront à l'horizon 2010-2011, un master international interuniversitaire en lien étroit avec le monde rural en Afrique.
Le service de presse et de communication |
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